Histoire de la mode

1950 à 1959

L’économie occidentale est devenue florissante. Le chômage est presque nul. La haute couture dicte toujours sa loi. Des créateurs font leur apparition : Balmain, Fath, Rochas.

Pour autant, la mode des années 50 piétine. Une graine de révolte est en germe par l’arrivée du rock’n roll entre autre avec pour idoles : James Dean, Elvis Presley. Une autre mode est en train de voir le jour, dans la rue.

Pierre Balmain habillant l'actrice Ruth Ford1950 : Apparition de Pierre Balmain. Après avoir travaillé pour les ateliers du couturier Lucien Lelong, il décide de fonder sa propre maison en 1945. C’est cette année que naît la Maison Balmain. Son idée est de revenir à la mode noire d’après-guerre. Son travail est reconnaissable par un style très pointu et des volumes soignés ce qui plaît vite aux femmes de Paris. Le créateur défend l’image d’une femme active, élégante et un brin désinvolte. Sa première collection plaît par la sobriété de ses coupes, le choix des tissus ainsi que des couleurs (noir, vert, marron, rouge, parme). Dans un second temps, il lance un parfum dès 1946 qu’il nomme « Élysée 64/83 » (le nom reprend le numéro de téléphone du salon de couture). Puis viennent en 1947 « Vent Vert » et en 1949 «Jolie Madame».

Le parfum « Jolie Madame » est un succès et Balmain baptise de ce nom sa collection de 1952. Il s’essaye alors au prêt à porter avec une première gamme « Pierre Balmain Florilège ». Son style est appelé « nouveau style français », il recherche avant tout la modernité et la rigueur. Balmain se concentre sur la structure de ses pièces : les épaules sont marquées, la poitrine est soulignée, la taille est étroite et rehaussée.

En 1953, Karl Lagerfeld entre en tant qu’assistant chez Balmain. En 1955, Lagerfeld remporte le concours du Secrétariat National de la Laine aux côtés d’Yves Saint Laurent. Il quitte la maison en 1962.

Dans les années 1950, le succès de la marque s’exporte dans le monde entier. Balmain est notamment sollicité par les reines de Belgique, du Danemark et de Thaïlande pour des dressing. La demande est si importante que l’atelier compte plus de 600 personnes en 1956. En 1968, l’atelier conçoit les costumes pour les Jeux Olympiques de Mexico.

En 1960, Pierre Balmain cède à la société Revlon les droits mondiaux de fabrication et de distribution des parfums ainsi que des produits annexes. Puis il vend sa maison à Léo Gros, un industriel de la maille dix ans plus tard. La même année, Balmain se lance dans le prêt-à-porter, après son essai dans les années 1950. La ligne sophistiquée présentée est un réel succès. Elle tient le haut de l’affiche aux côtés de Dior ou Balenciaga.

La mort de Pierre Balmain en 1982 est un coup dur pour la marque.

1951 : Cristobal Balenciaga, né en 1895 au pays basque espagnol, à Gueteria dans un village de pêcheur. Pendant que son père pêchait, sa mère cousait, c’est ainsi qu’il apprit à couper et à coudre.

Il aimait les robes monumentales et structurées. Il livra sa première commande à l’âge de 10 ans : une copie d’un ensemble de Drecoll pour une dame venue passé des vacances dans son village natal. Elle lui trouva un travail dans une boutique de tailleur à Madrid ce qui lui permis ensuite de financer sa propre boutique. Il émigre à Paris en 1937 où il ouvre sa maison de couture. Elle eut beaucoup de succès jusqu’aux années 60 où il a été dépassé par la vague des jeans, des vêtements flous. Il est parti en retraite en 1968.

madame-gres1952 : Germaine Barton née en 1903 à Paris. Elle voulait être sculpteur, mais ses parents, issus de la haute bourgeoisie s’y opposèrent. Pour gagner sa vie, elle se mit à faire des toiles de patrons en mousseline, pour des magasins, et des robes en jersey. Ouverture de sa première boutique sous le label Alix Barton Couture, et elle en profite pour changer de prénom. Ses méthodes de travail son proches d’un sculpteur. Suivant ses croquis, elle griffonne, elle crée ses modèles comme en travaillant la glaise, directement sur le corps du mannequin.  6 ans plus tard, elle décide de céder son affaire et prend le nom d’artiste de mari, Serge Czerefkow, qui signe ses tableaux au nom de Grès. Elle inaugure la maison Grès en 1942, mais les allemands l’ont fermées car elle avait crée ses modèles aux couleurs du drapeau français. La maison ré-ouvre en 1944 et fermera en 1988. La mode et le temps qui passe n’alterneront jamais la silhouette de ses robes du soir sculpturales, semblables à des statues gothiques.

1953 : Christian Dior doit son succès sa capacité à sentir l’air du temps, il sut le premier à concrétiser le désir secret des femmes : un retour à la féminité et au plaisir de s’habiller.

1954  : L’homme des années 50 doit reconstruire son pays détruit par la guerre. Sa tenue reflète son sens des responsabilités, vêtu d’un deux pièces revers étroit de couleur sombre, veste large d’épaules, pantalon étroit du bas, chemise blanche, mince cravate. Il s’autorise le chandail à col roulé.LS0000169

La révolte des teddys boys : jeunes révoltés apparus à Londres. Petits bourgeois, banlieusards et pauvres : ils arborent des tenues inspirées de celles de leur père mais en les parodiant.

L’élégance est voyante : costume deux pièces voyant avec des pantalons tuyau de poêle ou smoking fantaisie, chemise à jabot, noeud en guise de cravate, chaussures à grosses semelles de gomme, cheveux longs en banane. Ils reflètent un nouvel état d’esprit de la jeunesse occidentale désireux de s’affirmer et de se différencier des adultes

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1954 : Dior lance la ligne H : la robe devient plus droite, la ceinture plus lâche, et la taille plus basse. On retrouve en moins bas, la ligne générale des années 20, caractéristique d’une période d’émancipation féminine. Puis, il lance la ligne Y. Voici, à nouveau les femmes contraintes de marcher à petits pas serrés, la jupe se rétrécit et se rallonge, les épaules s’étoffent, la taille se resserre. Un grand décolleté en V dégage le cou.

1955 : Pour danser le rock’n roll, les filles portent des jupes amples : robes à jupe ballon.

James Dean

Une révolution est en marche. James Dean tourne le fil  » La fureur de vivre « . Il est vêtu d’un pantalon et d’une veste en jean. Une nouvelle mode est lancée. Elle arrivera en Europe en 1960. En 1968, les jeunes du monde entier vont affirmer leur liberté et refuser le costume cravate de la société bourgeoise.

1956 : Madame Coco Chanel, alors âgée de 13 ans, invente le tailleur : lainage léger écossais, bleu marine ou blanc, discrètement gansé et fermé en bord à bord par des boutons dorés.  La jupe s’arrête au genou. Il est porté avec des chaines dorées, des escarpins bout foncé, un petit sac matelassé.

C’est de là que nait le terme total look.

Apparition des premiers beatnik aux Etats-Unis : jeunes intellectuels révoltés, ils refusent l’uniforme qui va avec le complet veston. Ils se désintéressent de l’habillement et choisissent une tenue simple : blouson, jean, chemise. Le mouvement traverse l’atlantique adoptant le blouson en cuir noir avec un aigle dans le dos.

1957 : Marylin Monroe : la mythe universel. Beaucoup de femmes imitèrent son style provoquant et sexy : robe moulante, décolleté plongeant. Le cinéma est aussi une source d’inspiration pour les femmes qui trouvent de nouvelles façons de s’habiller.

1958 : Le synthétique libère les femmes. Le nylon en 1938, l’acrylique en 1947 : douce, chaude, infroissable. Naissance du polyester en Angleterre.

Yves Saint Laurent a pris la succession de Dior et lance la ligne trapèze : taille absente mais ligne structurée, carrure très étroite, manches à peine à mi bras, jupe ample à mi mollet. Matière : drap épais, teintes foncées et larges chapeaux. Yves St Laurent

1959 : Le couturier Pierre Cardin innove en lançant un premier  label de prêt à porter haute couture. Les modèles sont inspirés de la haute couture mais fabriqués en usine, et vendus en grand magasin,

Le fabricant Mattel lance la poupée Barbie. Les plus grands couturiers lui tailleront des robes.

Albert Empereur : homme cordial et inventif fut une figure marquante pour une nouvelle industrie du prêt à porter. Confectionneur haut de gamme, il eut l’idée  avec un autre industriel d’abandonner le terme confection pour celui de prêt à porter, adapté de l’expression américaine : ready to wear en 1949.

Source : livre 100 ans de mode

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Evénements

Vêtements

La formation CAP Couture Floue me permet d’apprendre les diverses techniques de montage d’un vêtement. Après l’apprentissage des manches, bas de manches, fente… Passons à la pratique.

J’ai choisi un chemisier long que j’ai trouvé dans un magasine, j’y ai apporté une modification. Pour corser le modèle, j’ai décidé de sortir de ma zone de confort par l’utilisation d’un tissu fluide.

Le résultat, ci joint, va au delà de mes attentes. C’est une matière agréable, légère à porter. J’adore le détail au dos, avec un pli creux. Elle se porte avec ou sans ceinture, je préfère avec. Aussi, j’ai recyclée une ceinture d’un vieux pantalon en jean.

Chemisier

Histoire de la mode

1940 – 1949 Le temps des restrictions

France occupéeLa seconde guerre mondiale impose une période de restriction. Les matières premières sont rares. La plupart des ateliers de confection tenus par des familles juives ferment et sont clandestines. L’ère est à l’austérité et à la sobriété. La haute couture parisienne s’adapte à l’occupation allemande. Beaucoup de maisons de coutures cessent leur activité. Malgré la guerre, une insolente et insouciante vie est menée par une certaine clientèle franco allemande. La couture française qui dominait le monde de la mode, est coupée de tous les rapports avec l’étranger. Cela va être l’occasion pour de nombreux couturiers européens et américains de créer seuls. Une nouvelle apparition de créateurs va faire son apparition. A la libération, le sens de l’élégance revit. La femme rêve de luxe, de tenues somptueuses. Le nouveau look de Dior arrive : la robe s’allonge, les jupes sont emplis et les seins pigeonnants.

1940 : Les femmes sont souvent contraints de se vêtir avec la garde robe de Monsieur, qui est soit absent, mort ou prisonnier de guerre.

Paris est occupé. Sa haute couture doit se soumettre ou pas. Des maisons préfèrent fermer leurs portes. D’autres couturiers expriment, dans leurs créations, leur hostilité face à la guerre. Madame GRES, provocante, présente sa première collection sous l’occupation aux couleurs nationales françaises : bleu, blanc, rouge.

Madame GRESMaître de la couture vu par ses pairs comme le génie tutélaire de la profession, Madame Grès (1903-1993) ne cessa de répéter tout au long de sa vie : « Je voulais être sculpteur. Pour moi, c’est la même chose de travailler le tissu ou la pierre ». Sa quête lui fit parcourir le monde antique mais aussi l’Afrique du Nord, l’Inde… Un voyage de 50 ans qui va de la statuaire hellénistique au minimalisme intransigeant, dont elle est le précurseur au sein de l’univers de la mode.

D’autres se lancent dans l’extravagance pour ridiculiser les allemands. Des maisons de confections populaires juives ferment ou fuient Paris en se réfugiant à l’étranger, ou jusqu’en 1942 à Nice, Marseille en zone libre.

1942 : L’heure est à la restriction : utiliser le moins de tissu possible, suppression de tout ornement inutile. Partout, les femmes sont encouragées à faire du neuf avec du vieux, c’est d’ailleurs le slogan du commerce britannique. La presse féminine s’y met donnant, ainsi, des conseils pour transformer de vieux vêtements : détricoter, réutiliser la laine, robes en patchwork ou avec des chutes de tissus.

Avant la guerre, une femme respectable ne sortait pas sans son couvre chef. La guerre bouleverse les habitudes. Les cheveux se portent longs.

La modiste Paulette lance la mode du turban. Simone De Beauvoir l’adopte et ne le quitte même plus après la guerre.

Mode zazou1942 : Les jeunes garçons n’en peuvent plus de la guerre et décident de régir. Ceux qui ont les moyens font du marché au noir, décident de s’habiller chic et pas cher : pantalons larges, vestons longs et centrés, chemises à col dur et montant, cravates avec des petits noeuds, des chaussures en cuir à grosses semelles. Ils portent des cheveux bouffants sur le dessus de la tête. La mode zazou est née.

1943 : Les vêtements militaires sont plus confortables et plus pratiques. Les hommes vont les conserver après la guerre. En quittant l’Europe et à la fin du conflit, les armées américaines vont laisser des stocks considérables de vêtements militaires, rachetés par les hommes. Une nouvelle mode est née. Des vêtements militaires se civilisent  d’autant mieux car souvent ce sont des vêtements de sport ou de travail : le battle dress : combinaison des mécaniciens, blousons issus de blousons de chasse, des casquettes issus de casquettes de ski, manteau de la marine américaine, le duffle coat est emprunté aux pêcheurs de Terre Neuve.

1945 : Les Alliés débarquent en Normandie. Paris est libéré. Les couturiers se rendent compte qu’ils doivent se mettre à la disposition d’une clientèle plus élargie, qui ne se présente pas dans les maisons de luxe. Ils commencent à vendre leurs créations.

Paris libéré
Cohen Robert, A.G.I.P. Photographie originale : © Rue des Archives / AGIP – Reproduction : © Musée Carnavalet / Parisienne de photographie

Aussi, pour relancer la haute couture parisienne, deux couturiers décident de créer une prestigieuse manifestation à l’honneur de leur profession. Tous les grands couturiers  : Jacques Fath, Balenciaga, Givenchy, Balmain, Lucien Lelong demandent à leurs petites mains de confectionner des costumes pour des poupées de demi grandeur de la femme. Les décors, les musiques sont mis en scène par Cocteau, Christian Bérard. Le spectacle est magnifique, et remporte un large succès à travers le monde. La mode parisienne est relancée.

29 avril 1945 : Le premier vote des femmes en France

Vote des femmes

1946 : La presse féminine renait en novembre avec le magasine « Elle » lancée par la journaliste Hélène Lazareff.

Le couturier Jean DESSES, l’as de la robe du soir en mousseline de soie, s’installe dans l’hôtel Eiffel. Il entend détrôner le noir. Il affectionne le bleu Wedgwood, le vieux roi, le taupe.

Jean DessesJean Dessès (1904-1970) – de son vrai nom Jean Demètre – est un couturier de nationalité grecque né à Alexandrie. Après des études de droit, il s’oriente rapidement vers la mode et crée sa maison de couture en 1937. Au sortir de la seconde Guerre Mondiale, il sculpte des robes du soir drapées en mousseline, largement plissées, dont les coloris vont de l’uni à de subtiles gradations de contrastes. Outre ce drapé maîtrisé, on ne lit aucune référence particulière à l’Antiquité dans ses créations, comme en témoigne cette robe du soir, consacrée dans le Vogue France de septembre 1956. Loin de l’image des caryatides grecques, marqué par le biomorphisme,  Jean Dessès utilise le plissé de mousseline pour faire ses robes chrysalides.

1947 : Révolution du New look : Christian Dior lance une nouvelle collection : jupe ample et longue (ourlet à 30 cm du sol), taille ceintrée, poitrine haute, épaules petites et rondes.

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Naissance du mot anorak. Il vient du mot esquimau anoré qui signifie vent. Les premiers anoraks s’enfilent par la tête et ont une poche ventrale.

1948 : Comment la mode vient aux femmes ? Le niveau de vie augmente. La demande augmente également. Quelques industriels embauchent des stylistes et modélistes pour des conseils. Des magazines, tels que Elle, Marie France participent à la démocratisation de la mode, les modèles sont moins couteux qu’avant.

Le bikini fait son apparition et fait scandale. Son origine : nom de l’île du Pacifique sur laquelle les américains ont fait des expériences en 1946.

Marcel Rochas1949 : Le couturier Marcel Rochas invente la guêpière : une gaine étroite qui va jusqu’aux hanches, et un porte jarretelle. Cela permet aux femmes de leur amincir la taille. Aussi inconfortable que le corset mais les femmes l’adoptent car elles affirment leur féminité. Puis le bustier apparait comme un élément indispensable de la garde robe féminine pour le soir en leur dégageant les épaules.

Apparition du nylon en bonneterie, c’est une matière infroissable, résistante et vite sec.

1949 : Naissance du prêt à porter. Deux confectionneurs français : Jean-Jacques Weill et Albert Empereur s’inspirent de l’industrie textile américain pour lancer le prêt à porter en France. C’est un succès immédiat, car il démocratise la mode et devient à la portée de toutes les bourses.

Auteur : Fatima SEBAAÏ

Source

http://palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/madame-gres-la-couture-loeuvre

http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/oeuvre/robe-du-soir-jean-desses

Livre : 100 ans de mode

DIY, Les lavables, Les sacs

Tutoriel tote bag

Bonjour,

J’ai décidé de réutiliser les chutes de tissu que j’ai récupéré lors de mon précédent stage. Vous pouvez utiliser le tissu de votre choix, l’acheter, le récupérer, réutiliser par exemple des taies d’oreiller, faites comme bon vous semble. C’est une technique possible, il y en a d’autres évidemment.

Le matériel :

Du tissu de 40 X 80 cm, 2 anses de 80 cm X 3 cm, une paire de ciseaux, des épingles, des anses, du fil et votre machine à coudre. J’ai récupéré une bande de tissu rose pour la déco.

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Les étapes :

1. Epingler et coudre la bande rose à l’endroit désiré, au point droit,

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2. Surfiler les bords du tissu de manière à éviter que les bords s’effilochent, avec une surfileuse ou un point zig zag avec la machine à coudre familiale,

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3. Coudre les anses à 12 cm de chaque coté par un point droit, faites plusieurs allers retours afin qu’elles soient bien maintenues. Faites de même au verso du sac.

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4. Plier en 2 le sac, assembler les 2 cotés du sac envers contre envers, puis marquer au fer  repasser afin d’ouvrir les coutures. (le rendu est plus propre)

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5. Ensuite, on s’occupe de la partie supérieure : réaliser un premier rentré de 1 cm puis un second de 2,5 cm, penser à bien aligner les coutures pour un rendu propre, épingler et coudre tout autour, à 1 voir 2 mm comme sur la photo.

 

Voila, le sac est fini.

Tote bag Saikna créations

 

Rendez vous sur la boutique en ligne pour découvrir d’autres modèles

https://www.etsy.com/fr/shop/SAIKNA

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Evénements

Presse

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Le 9 mars 2017, j’ai répondu aux questions d’une journaliste de France Bleu Lorraine sur mon activité de recyclage textile. Merci à Valérie PIERSON pour son accueil.

Le thème de l’émission :  » Ils font bouger la Lorraine »

 » Dans celles et ceux qui font bouger la Lorraine…Il y a Fatima Sebaaï, avec son grand sourire, cette jeune femme a décidé d’être en harmonie avec ce monde qui nous entoure en devenant créatrice de mode éthique et éco-responsable. Au micro de Valérie Pierson, Fatima nous explique pourquoi cette envie de sensibiliser différents publics au recyclage …et quel a été le déclic ? « 

https://www.francebleu.fr/emissions/ils-font-bouger-la-lorraine/lorraine-nord/ils-font-bouger-la-lorraine-63

 

 

Histoire de la mode

1930 – 1939 retour à la féminité

Zone de turbulence pendant cette période entre la crise de 1929 et la montée de l’hitlérisme. Retour à l’éclectisme, à la féminité : tailles très marquées, poitrines en avant, jupes allongées. La mode masculine va se simplifier.

Jean PATOU a relevé la taille. Passionné de couleurs, il faisait faire ses tissus et exigeait que les fils soient teints avant le tissage. Il a, ainsi, permis la création de nouvelles couleurs. Une couleur a même finie par porté son nom : le bleu patou (bleu foncé teinté de violet).

Fin des années 20 : le pyjama de plage envahit la côte d’Azur, réalisé à partir de toile de soie, en tussor ou en cretonne.

pyjama de plage

1932 : Développement des accessoires : sacs, gants, chaussures (sobres).

1933 : La coupe en biais modèle le corps. La styliste Madeleine VIONNET travaillait directement sur le mannequin. C’est ainsi qu’elle a découvert la coupe en biais. Avant, cette technique s’appliquait uniquement sur les cols, les bas de manches, et les garnitures. Elle a pris la décision, ensuite, de couper une robe en biais, le résultat fut immédiat, la robe avait un plus beau retombé. Cette technique ouvrit la voie sur des nouvelles techniques de drapés inspirés de la Grèce antique.

1934 : Les dos se dénudent quand les jambes se couvrent. Les maisons CHERIT, Marcel ROCHAS, Maggy ROUFF en créent.

1935 : Simplification des vêtements pour enfants.

1936 : Les vêtements de nuit sont plus sophistiqués. Réalisés en satin comme en Grèce antique : de larges décolletés qui marquent la taille.

La mode masculine se simplifie également : simple et chic, le complet veston s’impose. La redingote disparaît et le complet veston devient le symbole de l’élégance. Les pardessus croisé, chapeaux melons ou chapeaux mous règnent encore. Petit à petit, les hommes s’autoriseront à ne plus porter de couvre chef.

Cristobal BALENCIAGA, fuyant la guerre civile espagnole, s’installe à Paris, pour ouvrir sa maison de couture en 1937.

Cristobal BALENCIAGAC’est à partir de cette date qu’il commença à parcourir le vieux continent, une expansion qui est devenu plus palpable à partir de 1945. Son style innovant s’imposera au cours de ces années troubles en Europe. C’était sa marque d’identité. Elle l’amena à commencer à recevoir les appels et les visites de certains des plus grands personnages de la scène continentale, comme Marlène Dietrich ou Greta Garbo.

On lui doit également les modèles des robes de mariée de la Reine Fabiola de Belgique, ou les créations pour les épouses des grandes fortunes d’Amérique du nord.

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Robe de mariée de la reine Fabiola de Belgique

Il a sans aucun doute fait un apport majeur au monde de la mode : l’introduction d’une nouvelle silhouette pour la femme. La rupture avec les valeurs en vigueur se concrétisa avec des modèles aux lignes fluides et aux volumes surprenants : la ligne tonneau (1947), le look semi-ajusté de 1951, les jupes ballon d 1953, la tunique de 1955, la robe sac de 1957 ou le baby-doll de 1958. Ce fut l’éclosion définitive, l’ascension aux autels de la couture d’un iconoclaste en avance sur son temps. Pour preuve, les louanges incessantes de ses collègues, de l’industrie de la mode et du public en général.

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1937 : Naissance du magasine Marie Claire, crée par Marcelle AUCLAIR.

1938 : Le surréalisme apparait dans la mode. Elsa SCHIAPARELLI fait de la mode un art véritable. Elle aime choquer. Son autobiographie s’intitula même Shocking Life. Elle crée des formes étonnantes pour les chapeaux : chapeaux côtelettes, chapeaux en forme de bouteilles d’encre, des boutons en forme de clown, signes astrologiques, patte de lapin.

Un petit chapeau « bibi de singe » apparaît. Il se porte jonché sur un chignon et penché sur le front.

1939 : La mode masculine perd quelques accessoires. Influencée par le prince de Galles, des hommes raffinés des années 30, l’élégance masculine bourgeoise va peu à peu rimer avec simplicité alors que les milieux populaires vont adopter la mode garçonne.

Auteur : Fatima S.

Source :

100 ans de mode

http://www.cristobalbalenciagamuseoa.com/fr/cristobal-balenciaga/biographie/

Evénements, Histoire de la mode

1920 – 1929 : les prémisses de la mode

Au sortir de la 1ère guerre mondiale, les femmes vont s’émanciper. La plupart sont veuves et doivent subvenir elles mêmes à leurs besoins. Elles ont soif de liberté et veulent des vêtements confortables. Les sports et les loisirs se démocratisent. Le mot d’ordre est la modernité. Les spécialistes considèrent que la mode a commencé à cette époque. Elle s’inspire, d’ailleurs du mouvement Art Déco avec ses formes géométriques épurées.

1920 : La victoire du pantalon. Toutes les femmes peuvent porter un pantalon uniquement d’intérieur. Les pantalons de pyjama commencent à détrôner la chemise de nuit et sera surtout utilisé en voyage.

Naissance du t-shirt qui va se répandre grâce au sport.

1921 : Jeanne LANVIN s’intéresse aux vêtements pour enfants.

Jeanne LANVINInstallée comme modiste, à l’angle du 22, rue du faubourg St Honoré en 1889, elle entend bien créer sa propre maison de Couture. Ce sera chose faite en 1909. La naissance de sa fille Marguerite en 1897, loin de réfréner son goût d’entreprendre va démultiplier son désir de création. Elle fait figure d’exception en conciliant sa maternité et sa carrière.

Loin des cercles mondains, loin des stratégies de séduction, plus encline à la discrétion et au retrait, elle ne répond qu’à sa propre volonté et à son émotion. Écoute le murmure de son époque, comprend ses besoins, les traduit avec génie. Elle impose ainsi son idée de la mode quand la mode n’est pas encore une idée, déployant différents départements de création, diversifiant ses activités.

Jeanne Lanvin apprécie énormément les couleurs ; sa couleur fétiche le bleu Lanvin ou encore le rose Polignac en hommage à sa fille ou bien le vert Vélasquez sont des classiques de la maison. Pour conserver l’exclusivité de ses couleurs, elle fonde ses propres ateliers de teinture à Nanterre en 1923. Malgré cet amour pour les couleurs, Jeanne Lanvin affectionne particulièrement le noir qu’elle considère comme représentant le « chic ultime » et qu’elle devait porter toute sa vie.

Les années 1920 voient un développement considérable de la maison Lanvin, ouvrant notamment le département Lanvin Décoration. En 1924, elle élargit son domaine d’activité aux parfums afin de financer la haute couture

1921 : création de l’officiel de la couture  (1921 – 1977) : journal pour couturières.

Madelaine Vionnet
Drapé antique

1923 : La styliste Madeleine VIONNET s’inspire du drapé antique, elle est nommé l’architecte de la couture.

Le styliste Norman Hartnell fonde sa maison de couture et deviendra plus tard, le couturier  de la cour d’Angleterre.

Depuis 1923, les hommes ont adoptés le chapeau cloche, inspiré du casque des poilus.

1924 /1925 : La mode devient pratique. Les jupes remontent au genou. Les robes du soir sont des tuniques légères, décolletés. La taille est plus basse avec une ceinture lache dont la boucle et le noeud se placent pratiquement sur le sexe. Les cheveux sont courts, le maquillage très prononcé avec des lèvres rouges vives.

Mode année 20

1925 : Les chanteuses et danseuses Charleston américaines : les Dollysisters lancent la mode des paupières fardées, pommettes rouges et rondes, lèvres arquées et des franges sous les yeux.

Quant aux hommes, les pantalons très larges s’imposent essentiellement pour le sport.

1926 : Apparition du caleçon et slip pour homme.

René LACOSTELe champion de tennis René LACOSTE rompt avec la mode des chemises longues et vient sur le court avec un polo de coton brossé d’un crocodile. En 1926, il abandonnera la compétition pour fonder en 1933 un société de production de chemises.

Origine de la marque : Un journaliste l’a baptisé « the alligator », en référence à un pari avec pour enjeu une valise en crocodile.

En 1928, la firme du Pont de Nemours découvre le nylon : pâte faite d’air, d’eau et de charbon.

Aux Etats-Unis, la firme Schott créée les premiers blousons de motards pour Harley Davidson. En 1960, elle rachètera Perfecto qui donnera son nom au blouson en cuir.

1928 : La styliste Elsa SCHIAPARELLI fait ses débuts. Son enseigne  » Pour le sport  » propose une ligne sportswear. Elle lancera le style vamp ultrasophistiqué.

Elsa SCHIAPARELIAvant-gardisme, symbolisme et extravagance définissent l’univers d’Elsa Schiaparelli. La styliste d’origine italo-égyptienne, installée à Paris en 1922, s’inspire très largement du mouvement surréaliste. Elle révolutionne les convenances et les pratiques du monde de la couture et de la mode dans la première moitié du XXe siècle, notamment en inaugurant les premiers défilés à thème ou en signant les premiers contrats de licence. C’est en 1928 qu’Elsa Schiaparelli ouvre à Paris sa première boutique, avec la bénédiction du couturier Paul Poiret. Elle y propose des vêtements pour “la femme active”, comprenant maillots de bain, jupes-culottes, robes ou pull-overs près du corps. Le signe distinctif des créations d’Elsa Schiaparelli se niche dans le détail : coloris vifs et contrastés, détails en trompe-l’oeil tel un noeud démesuré, un tatouage de marin, un col cravaté… Elle invite des artistes avant-gardistes à collaborer à ses créations.

Elsa SCHIAPARELLI
Homard – Dali

Le fruit de leur travail donne naissance à des pièces qui défraient la chronique : avec Salvador Dali, elle imagine des robes ornées de homards ou imprimées d’un squelette capitonné, un chapeau-encrier ou en forme de chaussure à talon aiguille, vêtements et boutons à l’effigie de la bouche de la scandaleuse Mae West… Jean Cocteau et la maison Lesage signent des broderies, Leonor Fini le flacon du parfum Shocking, le décorateur Jean-Michel Frank d’extravagants bijoux en forme de sirènes, de têtes de gorgones, Elsa Triolet un “collier-aspirine”… Le succès est international, l’expansion rapide : quatre années après son ouverture, le nombre d’employés de la firme s’élève à 400 personnes. La maison Schiaparelli, après l’exil de sa créatrice aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, ferme ses portes en 1954.

 

 

Auteur : Fatima S.

 

Source :

100 ans de mode

http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/elsa-schiaparelli