Formation

Les fibres végétales

Bonjour, j’ai rédigé cet article pour revenir aux origines des fibres végétales dans le domaine du textile, et de connaitre les plantes dont elles sont issues. Je vous souhaite une bonne lecture.

LE COTON

Cotonnier

Duvet qui entoure les graines des cotonniers (Gossypium, famille des Malvaceae). A maturité, la capsule de la graine éclate et libère un abondant duvet. Après récolte, le coton est égrène puis trié selon la longueur des fibres, qui varie en fonction et espèce et du degré de maturité.

Propriétés : 

  • Fin et doux,
  • Peu isolant,
  • Absorbant,
  • Froissable,
  • Hygiénique.

Qualités et labels : 

  • Coton bio non transgéniques cultivé selon les critères édictés par le label : limitation de l’usage des pesticides, rotation des cultures…,
  • Coton équitable : Max Havelaar garantit une rémunération décente aux petits cultivateurs,
  • Coton peigne : coton de longues fibres  avec fils réguliers, nets et fins,
  • Sea Island, Suvin, Pima, Giza, Supima sont des variétés à longues fibres fins.

Différents aspects : 

  • Coton peigné : fils fins, nets, réguliers, tissu solide,
  • Coton mercerisé : coton plus solide, brillant, aspect soyeux,
  • Coton gratté : gonflant, doux, duveteux : destiné aux articles demi saison,
  • Coton huilé : imprégné d’une cire à base d’huile, le wax qui le rend imperméable (ex : vestes outdoor).

LE LIN 

Le lin est une plante annuelle. La fibre provient de la tige de la plante. Il ne nécessite ni engrais, ni pesticide. Culture saine pour l’environnement.

Après récolte, on égrène la plante, puis on procède au rouissage pour éliminer l’écorce et libérer les fibres. Puis le lin est égrené, débarrassé des débris d’écorce et trié en fonction de la longueur des fibres que l’on nomme le teillage.

Propriétés :

  • Absorbant,
  • Très froissable,
  • Peu gonflant,
  • Très peu isolant,
  • Irrégulier,
  • Hygiénique : ne moisit pas,
  • Lustré : en raison de section facette qui réfléchit la lumière,
  • Solide à la traction.

Différents aspects :

Le lin peut être filé au sec et aussi mouillé. La filature au sec correspond à la filature cardée et se fait à partir de fibres courtes. L’aspect est grossier, rustique, le toucher est riche. La filature au mouillée est une filature peignée et se fait à partir de fibres longues. L’aspect est net et lustré. Le fil peut être très fin, le tissu est solide et de qualité supérieure.

LE JUTE 

Le jute est extrait de l’écorce du jute blanc : Corchorus capsulaire. Cette fibre naturelle d’aspect soyeux est surnommée « fibre d’or » en raison de ses reflets. C’est une culture pluviale peu gourmande en engrais et pesticides.

La fibre de jute est longue, douce et brillante. Sa longueur va de 1 à 4 mètres. Elle est essentiellement composée de cellulose végétale et de lignine, qui sont les principaux composants de la fibre végétale et de la fibre de bois.  Le rouissage biologique englobe plusieurs techniques consistant à lier les tiges en faisceaux avant de les faire tremper afin de séparer plus facilement les fibres de la tige. On gratte ensuite la matière non fibreuse, ce qui permet enfin d’arracher les fibres.

Principaux produits à base de jute : les fils et ficelles, les sacs et autres toiles et les dos de tapis. Elle est tissée pour fabriquer des rideaux, des revêtements de chaises, des tapis et des carpettes.

Propriétés :

  • Forte résistance à la traction,
  • Faible extensibilité et permet d’améliorer la « respirabilité »,
  • Totalement biodégradable et recyclable, la fibre de jute est respectueuse de l’environnement.

LE CHANVRE 

Cannabis sativa. La fibre de chanvre, qui provient de l’extérieure de la tige de la plante, est la fibre végétale naturelle la plus résistante de la nature. C’est pour cela qu’elle a été utilisée depuis des millénaires pour la conception de toutes sortes de tissus (vêtements, voiles de bateau, etc).

Propriétés :

  • Très résistante : La fibre ne s’allonge pas. Elle a un des taux d’élongation le plus faible des fibres végétales. Les tissus en chanvre ne se déforment pas, ne se détendent pas et ne rétrécissent pas. Un vêtement en chanvre garde la même forme toute se vie,
  • Très doux : plus les vêtements en chanvre sont lavés, plus ils s’adoucissent. Le chanvre apporte donc aux vêtements un grand confort et une sensation de douceur.
  • Absorbant : excellent isolant en construction car elle absorbe l’humidité et régule la température.Les fibres  absorbent l’humidité libérée par le corps et le laisse sec.On dit que les vêtements en chanvre respirent. Lorsqu’il fait chaud, le chanvre absorbe la chaleur et la libère lorsque la température baisse. Les tissus régulent la température et jouent le rôle de climatiseur naturel. Il vous rafraîchit lorsqu’il fait chaud, et vous protège du froid l’hiver.
  • Anti-bactérien et anti-fongique : pas besoin de pesticides, insecticides ou fongicides pour pousser, ce qui en fait une plante entièrement naturelle et écologique. Il permet de diminuer les odeurs et de rester frais.
  • Protection naturelle aux UV et anti-statique.

LE KENAF

Hibiscus canabinus : plante herbacée dont la tige peut atteindre 3 m de haut,  ses fleurs sont jaune pâles ou rouges avec un cœur rouge foncé. La floraison a lieu de l’été à l’automne. Sa croissance est rapide, la plante pouvant atteindre plus de trois mètres en quatre mois. La récolte a lieu en novembre-décembre quand la tige a perdu ses feuilles.

Cette plante est utilisée pour faire de la pâte à papier et des biomatériaux comme des cordes ou des matériaux d’emballage. Dans certains pays, on l’utilise aussi pour faire de la vannerie.

Usage de la plante : 

Le kénaf était cultivé en Egypte un millénaire avant notre ère pour la fabrication de cordages et d’étoffes (sacs, voiles).

Le kénaf est utilisé en Inde pour la fabrication de papier à cigarettes. La croissance rapide de la plante pousse les papetiers à l’utiliser en remplacement du bois dans la production de pâte à papier. On utilise alors les fibres libériennes ou la tige entière.
Le kenaf est une fibre papetière moderne au Japon.
La plante est cultivée dans toute l’Asie surtout pour ses fibres et pour son huile qui est utilisée industriellement. Les fibres sont utilisées dans la fabrication d’étoffes grossières comme par exemple les tapis et pour la confection de cordes.

En Asie et plus particulièrement en Chine, Corée et Japon, les papiers sont destinés à une grande variété d’usage : papiers pour la calligraphie et les arts, Papiers pour les cérémonies, Papiers comme moyen d’échange, Papier monnaie Papiers pour la confection des vêtements, de tentures murales et la literie, Papiers pour l’architecture, la décoration intérieure, Papiers pour les objets d’artisanat de diverses natures, destinés à des usages domestiques ou de loisirs. Les noms attribués aux papiers se réfèrent à diverses notions: Le matériau utilisé, Le lieu de production, La méthode de production, L’apparence, Les dimensions, L’utilisation, Le nom d’un artiste ou d’un atelier etc.

Propriétés : 

  • naturellement incombustible et imputrescible,
  • sa teneur nulle en protéines le rend inintéressant pour les insectes, 
  • isolant thermique et acoustique.

LE RAMIE

Boehmeria nivea :  plante textile de la famille des orties utilisée pour la production artisanale. Originaire d’Extrême-Orient et 6 000 ans d’utilisation en font l’une des plus anciennes plantes textiles et papiers utilisées.

Les fibres extraites des tiges de la ramie sont constituées d’une cellulose de très bonne qualité et permettent la fabrication de papier et de tissu très résistants.
Ainsi, un fil de ramie de la grosseur d’un fil à coudre ne peut pas être cassé à la main.

Propriétés :

  • Fibre longue (50 à 250 mm),
  • Très solide,
  • Imputrescible,
  • Brillante.

Autres fibres végétales :

LE PINA 

th-2 Le piña est extrait des feuilles d’une variété native d’ananas : Ananas comosus. Sa fibre, blanche ou crème, de la finesse d’une toile d’araignée et d’une grande résistance, est dépouillée à la main sur une largeur de 80 à 100 cm. Blanchie par le soleil, elle est nouée, puis filée.

Propriétés :

  • fine, blanche, soyeuse, rigide.

L’ABACA

L’abaca, également nommé chanvre de Manille, est une fibre extraite de la gaine des feuilles autour du tronc de l’abaca (Musa textilis), une espèce proche du bananier originaire des Philippines et largement répandue dans les régions tropicales humides.

Usages : 

Au cours du XIXe siècle, la fibre d’abaca était souvent utilisée dans le gréement des navires, et transformée en pâte pour fabriquer de solides enveloppes de papier. Aujourd’hui, on la retrouve  dans des cordes et ficelles, dans des lignes et filets de pêches, et dans les toiles grossières de certains sacs. Si les vêtements, rideaux, écrans et meubles en abaca sont aujourd’hui des marchés de niche florissants, la fibre est essentiellement utilisée pour fabriquer du papier.

Papier
Transformée en pâte pour la fabrication de papiers spéciaux : sachets de thé et de café, boyaux pour saucisses, billets de banque  (les billets de yen japonais contiennent jusqu’à 30 % d’abaca), papiers à cigarette, papiers d’emballage alimentaires et médicaux, papier pour produits jetables, papiers à lettre de qualité supérieure, sacs d’aspirateurs, etc.

Dans l’industrie automobile, principalement utilisé pour le rembourrage des garnitures intérieures et des sièges.

Propriétés :

  • Très résistante,
  • Soyeux,
  • Lustrée.

LE KAPOK 

Fibre végétale issue des fruits de divers arbres tropicaux. Elle est constituée par les poils fins et soyeux recouvrant les graines, issus du kapokier ou Ceiba pentandra.

Le fruit du kapokier se présente sous la forme d’une capsule qui s’ouvre lorsque le fruit arrive à maturité. La capsule laisse alors apparaître un duvet soyeux qui entoure les graines.

Voici les principales étapes de fabrication du kapok :
• ouverture des capsules de kapokier
• égrenage (opération qui consiste à séparer les fibres des graines)
• compression des fibres en balles pour le transport.

A noter : à la différence d’autres fibres textiles comme la laine le kapok ne se carde pas et ne peut pas être filé.

Usage : 

Employée comme matériau de remplissage pour rembourrer les matelas, les oreillers et les coussins.
On l’utilise notamment pour fabriquer les zafu, les coussins de méditation zen japonaise.

Propriétés : 

  • Très léger,
  • Imperméabilité et imputrescible,
  • Très doux,
  • Très inflammable,
  • Duveteux.

LE RAPHIA 

Raphia farinera – Originaire de Madagascar, il se trouve aussi le long de la côte orientale de l’Afrique, dans les milieux marécageux et boisés et le long des rivages des fleuves. Toutes les parties sont exploitables (feuilles, fruits, sève, fibres, bambous).

Utilisations

Dans les lieux d’origine, les feuilles sont utilisées pour la production du raphia, une fibre largement employée surtout en floriculture et en horticulture, en qualité de liens trés résistants, mais également pour des travaux variés de tressage (nattes, paniers, chapeaux, etc.).

LE COCO

Les fibres de coco proviennent de la couche fibreuse qui entoure la noix de coco, issu du cocotier (Cocos nucifera). Elles sont filées et tissées après avoir été assouplies dans l’eau. Le filage grossier et irrégulier donne au coco un aspect rustique.

Procédé :

Les « bourres », après avoir été détachées de la noix, sont groupées dans des filets et mises à tremper jusqu’à 7 à 10 mois dans des fosses ou lagunes. (rouissage) Après avoir été retirées des fosses, les fibres sont battues puis séchées au soleil qui leur donne une belle couleur claire. Elles sont alors bonnes à filer pour donner le « filé de coco ». Le filage se fait encore à la main, sur des rouets rudimentaires. Le premier fil est ensuite câblé en deux brins, mis en écheveau puis en bobines ou en balles prêtes à être utilisées.

Propriétés :

  • Très résistant,
  • il est isolant,
  • imputrescible et antibactérien.

 LE SISAL

Fibre issue d’un cactus subtropicalindigène du Mexique, l’agave sisalana. Le sisal est une plante vivace constituée par une rosette de grandes feuilles à section triangulaire allant jusqu’à 2 m de long. Il s’agit d’une plante tropicale, principalement cultivé en Amérique du sud et en Afrique. La longueur moyenne de ces fibres est de 3 mm.

Utilisation :

Le sisal produit des cordes, des tissus, des revêtements de sol et des accessoires de mode ou de décoration.

S’utilise dans les gants de gommage de la peau.

Propriétés :

  • très résistant et durable,
  • 100% naturel, écologique et renouvelable,
  • très esthétique, avec un aspect souple, lumineux et satiné,
  • doux au pied,
  • bon isolant thermique et phonique, surtout lorsqu’il est doublé d’un dos en latex naturel,
  • bon régulateur hygrométrique,
  • antistatique et antibactérien,
  • vulnérable à l’eau et aux tâches.

Autres fibres végétales :

  • Ortie : poreuse, rustique, naturellement teintée.
  • Tourbe : poreuse, chaude, rude au toucher.

Aussi, je tiens à partager ce site http://tvcast.naver.com/mbn.realmake, qui nous montre  des vidéos expliquant le procédé de fabrication des fibres végétales. Vous verrez, c’est très intéressant. 

 

Auteur : Fatima S.

Source des informations :

Guide des textiles, Esmod Editions, Florence Ferrari

http://gaetanmabille.free.fr/ecoconception/glossaire%20composites%20biodegradables%20_CARMA.pdf

http://khartasia-crcc.mnhn.fr/fr/content_fr/hibiscus-cannabinus-l

 

 

 

Formation, Histoire de la mode

1970 – 1979 : La grande récupération

1970 : Psychédélique : néologisme créé par l’américain Timothy Leary pour signifier ce qui exalte l’esprit. Une mode exubérante, libre en a découlée et s’est imposée chez les jeunes, incluant des couleurs vives, acides, fluorescentes, aux formes arrondies, enchevêtrées, arabesques, avec des signes ésotériques, psychédélique. C’est le petit frère du mouvement hippie, il engendrera la musique planante des Pink Floyd, Soft Machine ou l’album Sergent Peppers des Beatles.

Le créateur japonais Issey Miyake présente sa première collection à Tokyo, et à New York, c’est un événement.

Issey-MiyakeNé en 1938 à Hiroshima, et ayant grandi au Japon  est l’un des premiers stylistes japonais à organiser un défilé en Europe en 1973. Dans un contexte « d’optimisme ambiant » et de construction de la mode loin la guerre des clans (New York vs Paris), Yssey Miyake tisse sa toile cosmopolite. En 1971, la première collection Issey Miyake est présentée à New York devant Diane Vreeland, alors rédactrice en chef de Vogue, avant d ‘être présentée à Paris en avril 1973. Attaché à l’ouverture d’esprit en matière de conception et création, mais aussi à la liberté du mouvement au sein du vêtement.  Dès sa première collection faite en collaboration avec Makiko Minagawa, originaire de Kyoto, il introduit des jeans en sashiko (un tissu ouaté et piqué à motifs géométriques à couleurs primaires) qui trouve son inspirations dans des étoffes anciennes, reflet du Japon rural et de dernières innovations textiles avec des matières synthétiques. Son concept du Piece of cloth provoque également un grand retentissement dans l’univers de la mode.

 Ces années 1960 marquent la naissance d’un couturier à la fois logique et novateur qui va s’inspirer également du style hippie en 1969 avant de retourner au Japon pour créer sa première collection. Un créateur qui va progressivement de venir l’inventeur quasiment révolutionnaire qui pense fermement que l’on peut créer un vêtement à partir de n’importe quel matériau de base et, dont les modèles par leur originalité éblouissent le public.

1970 : La robe est détrônée par le mini short, baptisé le hot ponts (chaude culotte). Il se porte coupé en haut des cuisses. Il existe en velours, en cuir, suède, maille, satin et il est porté par les moins de 25 ans.

1971 : L’anti mode : le mouvement hippie. Ils sont jeunes et révoltés, en ont marre de la mode, ils vont créer une nouvelle mode jusqu’à la fin des années 70. Jeans, cheveux longs dénoués, fleuris, barbes, pieds nus, tuniques en coton, robe longue ample … Les flowers people apparus fin des années 60 aux Etats Unis, rejettent la société de consommation, ses tabous, son hypocrisie. Ils se veulent libres et innocents. D’abord marginaux, ils vont donné naissance à un mouvement de désacralisation du vêtement. On commence à se détacher de ses vêtements à durée limitée. Par solidarité avec les pays sous développés, on porte des tenues paysannes, des vêtements folkloriques.

De nouveaux couturiers récupèrent cette tendance, ils créent des vêtements ethniques ou tsiganes. Le coton indien est un tissu très apprécié. Le mouvement hippie disparaitra fin des années 70 pour réapparaitre à la fin des années 80 avec le new Age.

Naissance du terme créateur.

Didier Grumbach et Andrée Putman fondent une société dont l’objectif est de  rapprocher les stylistes  et les industriels. L’association va donner les moyens aux stylistes de fabriquer des vêtements sans passer par des ateliers de couture, en les faisant exécuter par des industriels. Les créations sont vendues sous leur nom propre.

1972 : Sonia Rykiel créé la femme libérée et sophistiquée. Elle veut concilier émancipation et élégance. Elle s’inspire du style des années 30 : mise en valeur de la tête, visage, épaules, bras. Ses vêtements en maille souple, près du corps permettent aux femmes d’être sophistiquées.

Sonia Rykiel, née Sonia Flis le 25 mai 1930 à Paris et morte le 25 août 2016 sans sa ville natale, est une grande couturière, écrivaine, designer, actrice et gastronome française. Fondatrice de la Maison de couture Sonia Rykiel, surnommée « la Reine du Tricot » (« Queen of Knits »), inventrice de la « démode », elle a fait l’apologie du noir et des rayures, inventé les coutures à l’envers, l’absence d’ourlets et de doublures, les premiers joggings sophistiqués en velours, les messages inscrits et surtout la maille qui épouse le corps des femmes.

La mode maxi s’installe avec les longs manteaux. Le film  » Il était une fois dans l’ouest » tourné en 1969, a mit en avant ce style des manteaux longs de cow boys.  Un an après, l’industrie du prêt à porter lance les collections.

il était une fois dans l'ouest

1973 : Kenzo : un japonais à Paris, coloriste et génie du mélange d’imprimés.

KENZO TAKADAKenzo Takada est un styliste japonais, créateur de la marque Kenzo. Très jeune, il s’intéresse déjà à la mode, mais décide de poursuivre ses études pour apprendre les langues étrangères, à l’université de Kobe. Mais le futur grand couturier se désintéresse très vite des cours, et s’inscrit au Tokyo’s Bunka Fashion College, une école de mode réputée au pays du soleil levant. Véritable passionné, Kenzo quitte son pays en 1964 pour s’installer dans la capitale mondiale de la mode : Paris. Sur place, il se lance en tant que styliste free-lance, et tente de faire connaître ses créations colorées et imprimées, élégantes et distinguées.

Sa concrétisation a lieu en 1970 avec le premier défilé de la marque et la création dans la foulée de la boutique « Jungle Jap ». Après les collections de prêt-à-porter, le styliste relève un nouveau défi en imaginant des parfums. Le succès est immédiat, et les senteurs se multiplient au fil des années. En 1993, le fondateur décide de revendre sa marque Kenzo au puissant groupe de luxe LVMH. Il prend sa retraite en 1999.

Création de la chambre syndicale des couturiers et créateurs de mode à l’initiative de Pierre Bergé, PDG de la société Yves Saint Laurent et Jacques Mouclier, délégué général du nouvel organisme. Depuis, tous les ans, des défilés sont organisés pour présenter les collections de ses membres (créateurs et couturiers).

1974 : Dorothé bis : une boutique, une marque et deux stylistes. Jacqueline et Elie Jacobson commencent dans la fourrure. Une fourrure teinte en couleurs vives, amusante et pas cher.

1975 : Agnès B. et le cardigan à pressions.

Née à Versailles en 1941 au sein d’une famille nombreuse, Agnès Troublé s’est forgée une place de choix dans le secteur de la mode sous le nom d’Agnès b. Sa carrière prolifique débute dans les années 60 : après des cours à l’École des Beaux Arts de Versailles, Agnès Troublé fait ses premières armes en tant que rédactrice de mode pour le magazine Elle. Souhaitant se lancer dans la création vestimentaire, elle devient designer et attachée de presse pour la marque Dorothée Bis. En parallèle, la jeune créatrice travaille en freelance pour Pierre Alby, V de V et Eversbin. En 1973, elle lance sa marque Agnès b. et inaugure peu de temps après sa première boutique parisienne, où les clientes viennent se procurer son célèbre cardigan à boutons pressions. Au fil des années, la marque se développe sur le front du prêt-à-porter puis se diversifie peu à peu dans le secteur des cosmétiques et de la parfumerie.

1976 : arrivée du Punk, l’anti mode hippie

Epingles à nourrice plantées dans la joue, lames de rasoirs suspendues aux oreilles, cheveux hirsutes, vêtements troués, maquillage… voici une nouvelle mode qui voit le jour. Contre toute attente, ces marginaux britanniques lancent une nouvelle mode à travers le monde. Ils se veulent durs, cyniques. Leur leitmotiv :  » No future « .

Le style punk est récupéré par des stylistes : Vivienne Westwood, Sandra Rhodes, Jean Paul Gaultier.

fashion-punk1

1976 : Come back des dentelles. Les dentelles et les robes floues envahissent les magasins. L’érotisme et le style vamp s’imposent. Le maquillage est très appuyé, les lèvres brillantes, cheveux retombants sur une seule épaule. Style provocant et dénudé, avec des robes fendues en haut des cuisses.

1977 : le 3 en 1. La styliste Fabienne K. crée des vêtements pour être bien partout. Elle invente le vêtement à géométrie variable, avec une tenue on pouvait en réaliser 3. Elle lance le molleton, l’interlock : maille douce et ultrasouple.

jean_charles_de_castelbajac1978  : Jean Charles de Castelbajac est un créateur avec un univers à part, ludique, il s’inspire de l’enfance ou du Moyen Age. Il passe son enfance à Casablanca, étudie dans un collège de province puis dans une école de gestion pour poursuivre dans le stylisme. Sa mère dirige une entreprise textile à Limoges. En 1968, il lance la marque KO qui devient Ko and Co. La presse internationale remarque ses vêtements minimalistes, futuristes, ses matières brutes et détournées (serpillères, bandes velpeau, torchons, toiles cirées, toile de jute). Ouverture de sa m-première boutique en 1975, il crée des ponchos 2 places, des blousons teddy bear avec des nounous, des gilets en faux gazon vert et dru, des robes tableaux peintes par des artistes contemporains ou des manteaux graffitis.

1979 : Popy Moreni,  une créatrice qui avance à contre courant. Elle crée des vêtements qui n’ont pas d’âge.  Née à Turin en 1947, son père est peintre, sa mère sculpteur et créatrice de bijoux. Elle s’installe à Paris à l’âge de 17 ans. En 1967, elle passe chez Promostyl : bureau de styliste. Elle ouvre sa première boutique en 1976. Son premier défilé : des modèles sortis du commedia Dell’arte ou d’un bal de Venise : collerette de Pierrot sur une djellaba, des découpes à la Arlequin, costumes en velours ou satin.

Auteur : Fatima S.

Sources :

http://www.elle.fr/Personnalites/Agnes-B

100 ans de mode aux Editions Atlas

Politique d’utilisation équitable : Toute personne à quelque fin que ce soit peut copier et réutiliser/republier le contenu écrit et les photos de ce site en incluant un lien de référence obligatoire vers cette page ou la page d’accueil de notre site.
Evénements, Formation, Refashion

Les liens du coeur

Dans le cadre d’un projet de fin d’études (CAP Couture Floue), j’ai décidé de présenter cette oeuvre lors du FIMA : Festival International des Métiers d’Arts à Baccarat (54), du 23 au 25 juin 2017.

C’est un projet que j’ai imaginé, dessiné, créée et entièrement cousu.  Il est le fruit d’une longue réflexion de ma vie, de prises de conscience, de lectures, de rencontres. J’y ai mis tout mon coeur, toute mon âme dans cette création. Je me mets totalement à nue et j’espère que vous prendrez plaisir à cette lecture.

Ma démarche s’inscrit dans une mouvance de préoccupation environnementale.

Ce projet est composé d’une série d’expérimentations de matériaux recyclés, de fils, de fibres, de tissus.

Il montre ma volonté d’intégrer tous les matériaux dans une nouvelle approche de leur utilisation. J’aspire à restructurer la matière, la détourner de son usage conventionnel afin d’en découvrir ses spécificités, pour en déceler tout son potentiel. Je les combine ensuite afin de créer une harmonie.

Je déroule le film pour réécrire une nouvelle histoire, et ainsi apporter un autre regard sur l’objet, sur le monde, sur nous-mêmes.

Un projet qui prend tout son sens.

Les liens du cœur

Le cœur est le vecteur central de l’individu. Source de vie, il alimente les différents organes du corps.

Je le présente comme une mécanique de plusieurs engrenages s’emboitant harmonieusement les uns avec les autres. Le coeur créée donc des liens visibles, que j’ai représenté grâce aux fils de jeans (dépassant volontairement), des bandes magnétiques de cassettes vidéo, des enrouleurs et bandes de cassettes audio. J’ai cousu des boutons pressions au niveau du bustier, de la ceinture en jean, permettant ainsi la mobilité des liens.

 

Le cœur est également créateur de liens invisibles. En effet, chaque jour, nous tissons des liens avec les individus, les êtres vivants. Et c’est grâce à tous ces liens visibles et invisibles que l’on se sent connectés les uns aux autres, que l’on ressent des sensations de joie, de bien être. Parce que nous sommes tous liés, reliés et nous faisons partie d’un tout. Nous sommes des êtres vivants et vibrants au sein du même écosystème, et chaque être a sa place.

 

Les accessoires également connectés, pourvus de liens visibles et invisibles.

 

Peu importe le lieu où l’on se trouve, nous sommes constamment connectés.

 

Le collier connecté est relié aux boucles d’oreilles et au bracelet manchette.

physique-quantique-1024x682

 

Pour aller plus loin :

Nous sommes énergie. Tout dans l’Univers est énergie, et tout est relié et connecté dans, par et avec ce grand Champ d’Energie Universel.

Prenons le corps humain par exemple : on le perçoit comme étant « solide », fait de chair et de sang, et pourtant… Notre corps est composé de cellules, qui sont elles-mêmes formées de molécules, qui à leur tour sont faites d’atomes, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on arrive au niveau des particules quantiques, et on découvre alors que le corps humain est en réalité pure énergie.

A l’instar des bandes magnétiques, le corps ainsi que les cellules ont une mémoire appelés les mémoires cellulaires. Elles enregistrent toutes les émotions, les histoires de génération en génération, elles sont notre héritage.

Les engrenages, les enrouleurs de cassettes représentent les chakras qui signifient en Sanskrit roue d’énergie. Dans l’hindouisme, la roue représente la structure des mondes et de l’individu, dont le noyau est le cœur, les rayons ses facultés et les points de contact avec la jante les organes de perception et d’action.

Aussi, pour vivre en harmonie, tous nos chakras doivent être ouverts en synergie. La quantité d’énergie des chakras est de même niveau que le degré de conscience ou d’évolution de l’être. Plus on évolue, plus notre conscience s’élargit et plus nos chakras s’ouvrent pour laisser passer l’énergie.

En cas de déséquilibre, plusieurs options s’offrent à nous. Il suffit de soigner l’origine de la souffrance, pathologie… Les différentes médecines (ayurvédique, médecine traditionnelle chinoise…) et autres soins énergétiques (reiki, ortho-bionomie…), nous apportent les soins nécessaires à notre mieux être, en prenant en compte l’individu dans sa globalité, on parle ainsi de médecine holistique.

 

 

Auteur : Fatima SEBAAÏ

Formation, Histoire de la mode

1960 – 1969 L’émancipation

Les enfants du baby boom ont grandi. L’économie est au beau fixe. Toutefois, le temps est à la contestation : refus de la société, refus culturel. La mode pop est plus qu’une musique, c’est un état d’esprit dominant. Les années 60 sont dominées par les médias. Les magazines déterminent les goûts vestimentaires. La mode devient éphémère : symbole d’une ère du prêt à jeter : robes en papier, meubles en carton ou plastique gonflable.  La création de prêt à porter passe à l’ère industrielle comprenant des fabrications en grand nombre et en série.

1960 : Début de la mode unisexe, et développement de la photo de mode.

Daniel Hechter ouvre sa première boutique. Il a une carrière fulgurante car il a osé lancer une mode correspondant plus aux besoins de la vie active. Il a été l’inventeur du style Babette, redingote, manteau soutane.

1961 : Hubert de Givenchy : le gentleman de la couture allie la simplicité avec la somptuosité.

Hubert de GivenchyNé à Beauvais en 1927. C’est en 1945 qu’il commence à collaborer avec certains grands couturiers de l’époque en tant que styliste. Il crée rapidement sa propre maison en 1952, située dans le 8e arrondissement parisien. Il fait confiance à son frère aîné pour l’aider à fonder la société : Jean-Claude, le marquis de Givenchy. Audrey Hepburn devient l’égérie de la griffe dès ses débuts, notamment lorsque Givenchy conçoit les costumes du film « Sabrina ».

Il collabore ensuite avec la star sur nombre de ses films, parmi lesquels on peut citer les classiques « Diamants sur canapé » ou « Charade ». Il se noue entre eux une très grande amitié, jusqu’à la mort d’Audrey Hepburn en 1993.

Le style de Givenchy a été très inspiré par Balenciaga, et ses créations présentent des aspects qui relèvent d’une tradition classique. Givenchy crée ensuite une marque de parfums sous leur nom : Parfums Givenchy. Celle-ci connaît un franc succès et elle est revendue, ainsi que la partie couture de la société, en 1987 au groupe de luxe LVMH. Hubert de Givenchy a depuis un parcours très éclectique : il occupe notamment des fonctions importantes pour la société de vente d’art Christie’s.

Michèle Rozier1962 : Michèle ROSIER est née à Paris, en 1930.

Fille de Pierre Lazareff et d’Hélène Gordon-Lazareff, elle choisit naturellement la voie du journalisme entre 1947 et 1960. Elle se lance ensuite dans une carrière de styliste, travaille pour la télévision. En 1959, elle rencontre Emmanuelle Khanh qui la décide de se lancer dans la mode. Elle créé un anorak en fourrure synthétique. Elle décide de répandre l’usage des vêtements de sport dans la vie courante : combinaison de ski pour ville, utilisation de matériaux inédits : vinyle, nylon. Les américains la surnommeront « plastic queen ». Elle quittera la mode en 1974.

Une nouvelle profession est née celui de styliste de prêt à porter. Le styliste a une autre conception que le couturier.  Le créateur haute couture cherche à construire un vêtement qui s’adapte parfaitement au corps, le styliste lui cherche à créer une chose par l’utilisation d’un nouveau tissu, colore, forme. L’idée compte plus que l’architecture. Aussi, les créations sont vendues moins chères que la haute couture, et vendues en boutiques de prêt à porter. 

1963 : La mini jupe fait scandale. C’est à cette date que le styliste français Jacques Delahaye lance l’idée. Hélas, les femmes ne sont pas prêtes à se dévoiler. Deux ans plus tard, 2 stylistes anglaises : Mary Quant et Joan Huir relancent l’idée. Le succès est immédiat. La mini jupe symbolise la liberté et l’émancipation des femmes, et va révolutionner la mode. Mary Quant est la créatrice du pantalon évasé, la culotte de gymnase, des collants multicolores, la mode lui doit tout ce qui choque.

1964 : Du rose pour les hommes. La pantalon se porte avec une tunique. Mick Jagger, leader des Rolling Stones, monte en scène avec une minirobe d’organdi et un pantalon moulant. Le col des vestes monte, rendant la cravate inutile. Les chemises se colorent incluant des motifs à fleurs entre autre : rose, orange, jaune.

La mode avengers descend dans la rue. Le feuilleton culte britannique  » Chapeau melon et bottes de cuir » va marquer durablement la mode de ces années : combinaison en cuir d’Emma Peel : Diana Rigg héroïne du feuilleton. John Beates un des stylistes des swinging sixities les créa spécialement pour la comédienne.

André Courrèges1965 : Après plus de 10 ans d’apprentissage avec Balenciaga, André Courrèges met en lumière son univers : mini jupe portée avec de grandes chaussettes, combinaisons moulantes en laine, pantalons pour les femmes, chandails transparents, bottines en cuir à bout carré, couleurs pastels, blanc très pur. Un univers inédit baigné de technologie futuriste. Il décline ses collections en 3 catégories de prix : haute couture : vêtements sur mesure, prêt à porter de luxe avec des modèles fabriqués en petites séries et du prêt à porter à des prix abordables. Le succès est immédiat.

Le couturier a su capter l’esprit du temps et marquer son époque en insufflant un vent de jeunesse et de futurisme à la mode. Françoise Hardy était son égérie, qu’il a habillée au début des années 1960. Son style est adopté par la génération de  » Salut les copains « : « Une mini-jupe, deux bottes Courrèges… », commençait la chanson de Michel Delpech « Inventaire 66 » sortie en 1965.

Ses défilés étaient de vrais concepts, comme lorsqu’il avait installé une gigantesque bulle transparente dans le Jardin des plantes à Paris en 1980. En 1985, il avait investi un grand hôtel de Tokyo pour un événement mode et musique, au cours duquel les plus grands airs de la musique française étaient interprétés par 130 musiciens.

Il avait pris sa retraite en 1994, laissant sa femme poursuivre l’activité de la maison, vendue en 2011 au duo Frédéric Torloting et Jacques Bungert. Il décède le vendredi 08 janvier 2016.

1964 : Yves Saint Laurent, fidélité au classicisme, sobre et rigoureux, des vêtements indémodables.  « je ne suis pas un couturier, je suis un artisan, un fabricant de bonheur. »

Yves Saint LaurentNé en 1936 à Oran, il se passionne pour le dessin, la mode, le costume de théâtre. Après le bac, il va à Paris et présente ses dessins à Michel de Brunhoff, directeur de Vogue, qui en retient pour le magazine. En 1953, il gagne le 1er prix du concours du secrétariat internationale de la laine grâce à une robe de cocktail. Couturier de talent, Yves Saint-Laurent prend la tête de Dior en 1957, à l’âge de 21 ans, seulement 2 ans après y être entré comme assistant modéliste. En 1958, sa collection « trapèze » réinvente la robe et remporte un franc succès. Saint-Laurent décide ensuite de quitter Dior et fonde en 1961 sa propre maison. Ses collections, pour femmes tout d’abord, puis pour hommes dès 1969, sont un succès immédiat. Parmi ses plus grandes innovations, on peut citer l’indémodable smoking féminin, le trench-coat ou encore le tailleur-pantalon.

Noir Saint Laurent

Le couturier diversifie par la suite son activité en réalisant des décors et des costumes pour le théâtre et le cinéma et en créant des parfums et des produits de beauté. Après le rachat de son entreprise en 1999 par le groupe Gucci, le créateur prend sa retraite en 2002. Il est décédé le 1er juin 2008 à Paris, des suites d’un cancer au cerveau.

1967 : Paco Rabanne : » le métallurgiste « .

Paco RaboneeNé à San Sebastian au pays basque espagnol en 1934. Dans les années 50, il part à Paris pour étudier l’architecture. Sa mère, première main chez Balanciaga, lui a donné le goût de la mode. En 1966, il créé sa première collection : provocante. Ses mannequins ont la peau noire, elles défilent pieds nus sur une musique de Boulez, et sont habillées en robes plastique et métal. Toute sa carrière sera consacrée à mettre au point des robes dans des matériaux inadaptés aux vêtements : résille métallique, papier mélangé à des fils de nylon, bouteilles en plastiques.

Pierre de Cardin, le businessman. Il s’est construit un empire.

Pierre CardinNé en 1922 dans une famille de cultivateurs italien, élève de Jeanne Paquin et Elsa Schiaparelli, ex tailleur chez Dior, il est un couturier inventif. Son style est futuriste : créations de la minirobe chemise bicolore coupée en diagonale par un large zigzag, combinaisons sans manches pour homme, costume à col Mao. Il lance une mode unisexe et à petits prix comme la caprine : robe en tissus moulant ressemblant à du tweed.

Pierre Cardin témoigne d’un appétit féroce pour l’expérimentation. Ses formes construisent des silhouettes géométriques à base de ronds et de triangles ; leur volume sculptural impose au corps de s’y adapter.

1968 : Apparition des collants trompe l’oeil et des robes clins d’oeil. Chacun fait ce qui lui  plait. Des pantalons pour tous : émancipation des femmes : découverte du confort.

Mai 1968 : Mouvement de contestation politique, sociale et culturelle, qui se développa en France en mai-juin 1968. Mai 68 est d’abord un mouvement de révolte étudiante sans précédent, né du malaise latent au sein de l’université française (critique de l’enseignement traditionnel, insuffisance des débouchés, menaces de sélection). Il s’inscrit dans une crise internationale qui a pris naissance aux États-Unis : en septembre 1964, sur le campus de Berkeley, le Free Speech Movement lance la protestation contre la guerre du Viêt-nam. Mais le cas français se révèle tout à fait spécifique : le mouvement y revêt un aspect plus global, plus spectaculaire qu’ailleurs ; surtout, la révolte étudiante y débouche sur des grèves et une crise sociale généralisée, qui mettent en péril les sommets de l’État.9

La jeunesse monte sur le barricades. Les filles et les garçons enfilent leurs jeans contestataire. Le mot d’ordre :  » il est interdit d’interdire « . La mode n’échappe pas à cette libération.

Auteur : Fatima S.

Source :

http://www.linternaute.com/biographie/hubert-de-givenchy/

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/1687/1532031/deces_du_couturier_andre_courreges_icone_de_la_mode_des_annees_1960.shtml

http://cinephilazr.pagesperso-orange.fr/fiche_ROSIER_Michele.htm

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/événements_de_mai_1968/131140

livre 100 ans de mode, Editions Atlas

Politique d’utilisation équitable : Toute personne à quelque fin que ce soit peut copier et réutiliser/republier le contenu écrit et les photos de ce site en incluant un lien de référence obligatoire vers cette page ou la page d’accueil de notre site.
Formation, Histoire de la mode

1910 – 1919 la mode s’en va en guerre

La mode s’en va en guerre : un vent de scandale souffle sur la mode d’avant guerre. La bonne société, l’Eglise, la presse bataillent pour savoir si les femmes ont le droit de ressembler aux hommes. Ont-elles le droit de porter des pantalons, jupes culottes, raccourcir leurs jupes …? La guerre va balayer ces polémiques. En mars 1914, les hommes partent au front, juste au moment des moissons. De ce fait, ce sont les femmes qui vont nourrir la France, en récoltant les denrées dans les champs.

Paul Poiret 1910, pantalon haremPuis, elles les remplaceront partout ; au sein des usines d’armement, des banques, trams, hôpitaux, mairie. Elles portent les uniformes : d’infirmières, auxiliaires militaires. Leurs jupes se raccourcissent, on voit leurs chevilles, leurs mollets, et celles qui travaillent en usines portent des pantalons ou des salopettes.

La mode est en train d’opérer une révolution sans précédent. Pour la première fois, la mode renonce à refléter les clivages entre hommes et femmes, riches et pauvres, parisiens et provinciaux. Les hommes sont dans les mêmes tranchées, dans le même uniforme, dans le même bain de sang.

Personne n’oubliera cette guerre. C’est à ce moment la que naît la mode du XXème siècle.

1910 : Colette et ses scandales

colclaudineLorsqu’elle épouse Henry Gauthier Villars en 1893, alias Willy, Sidonie Gabrielle Colette est une jeune provinciale de 20 ans. Willy à la fois publicitaire, journaliste et écrivain l’incite à écrire ses souvenirs de jeune fille.  Après, avoir déclaré que ses textes ne valaient rien, il les redécouvre 5 ans plus tard, en est séduit et les publie. La série des 4 Claudine a fait un triomphe. Claudine devient à la mode, et c’est à partir de ce moment là qu’apparaitra la col Claudine.

1911 : Le tango est une danse à la mode. Son engouement va contribuer à populariser un nouveau style, celui de Paul Poiret. Il s’inspire de la mode orientale avec le pantalon de harem fendu sur le coté ou devant pour permettre des mouvements de jambes, ou des robes sinueuses aux longues basques évasées abat jour.

Paul Poiret 1879 -1944

Connu pour ses audaces, Paul Poiret est un couturier français considéré comme un précurseur du style Art déco. A 18 ans, il est embauché comme dessinateur de mode chez Doucet, puis il travaille chez Worth pendant deux ans. En septembre 1903, il ouvre sa propre maison de couture et habille l’actrice Réjane. C’est d’ailleurs grâce à la comédienne que Paul Poiret démarre. Trois ans plus tard, il devient un pionnier de l’émancipation féminine en supprimant le corset pour créer des robes à la taille haute. En 1908, Paul Iribe, un célèbre dessinateur, crée son catalogue : ‘Les Robes de Paul Poiret racontées par Paul Iribe’. Le catalogue connaît rapidement le succès, en particulier grâce à son côté novateur. En 1910, alors que les ballets russes triomphent à Paris et que l’orientalisme est à la mode, il achète des tissus colorés du Wiener Werkstätte à Vienne avec qui commence une collaboration.

En 1911, il lance ‘Les Parfums de Rosine’ et ‘Les Ateliers de Martine’, du nom de ses deux filles. Fort de son succès, Paul Poiret devient le propriétaire d’un hôtel particulier où il organise des fêtes somptueuses qui marquent les esprits. L’heure est au triomphe : il habille les comédiennes les plus à la mode avec des vêtements exotiques inspirés par ses voyages. Il collabore avec le peintre Raoul Dufy et lance des imprimés audacieux.

Paul Poiret créationPlus tard, il crée la jupe-culotte et la jupe entravée, ce qui lui vaudra quelques scandales.

Après la Première Guerre mondiale et quinze ans de succès, son image commence à pâlir. Dès 1923, la maison connaît des difficultés financières mais continue ses activités.

Quelques années plus tard, Paul Poiret joue avec Colette dans la pièce de théâtre ‘La Vagabonde’. Ce rôle ne lui permet pas de sauver son entreprise, qui ferme en 1929 avec la crise économique. L’année suivante, il publie « En habillant l’époque » où il invente la gaine, souple et confortable. Avant de mourir oublié et pauvre en 1944, Paul Poiret publie trois livres de mémoires.

Source : livre 100 ans de mode

Auteur : Fatima S.

Formation, Histoire de la mode

La mode de 1900 à 1910

Charles Frédérick Worth

La présentation des collections de mode débute dès le milieu du XIXe siècle dans les salons parisiens. Charles Frederick Worth – Français d’origine britannique est présenté comme le père de la haute couture – commence à montrer à sa clientèle une sélection des patronages de ses nouvelles créations (appelée collection). Il est aussi le premier à dévoiler ses réalisations sur des mannequins faits de chair et d’os…

1900 

Pour l’homme, la véritable élégance rime avec simplicité. Pour la journée, ils étaient vêtus du 3 pièces, et du smoking pour le soir, ainsi que du haut de forme (mode calquée sur les gentlemen anglais).

mode-1900-men

Pour les femmes, la silhouette à la mode était la taille de guêpe avec le port du corset, une jupe balayant le sol , des manches gigots, de longs gants, de lourds bracelets.

Madeleine VIONNET (1876 – 1975), une jeune styliste, fascinée par Isadora Duncan (danseuse aux pieds nus) et ses formes libres, explore l’art du drapé qu’elle maîtrisera si bien que, l’année suivante, elle est engagée comme première dans une des plus célèbres maisons du Paris de l’époque, celle des soeurs Callot.

Callot Sœurs est le nom d’une maison de haute couture française ouverte en 1895, rue Taibout à PARIS dans le 9e arrondissement par les quatre sœurs Callot : Marie Callot-Gerber, Marthe Callot-Bertrand, Regina Callot-Tennyson-Chantrell et Joséphine Callot-Crimont.

1901 : Jeanne Paquin (1869 – 1936)

La couturière parisienne a créé avec son mari une activité couture influente. Une belle femme et elle-même icône de style, elle a imaginé les vêtements . Fortement inspirée par le passé, elle n’a pas laissé de côté la modernité, dessinant des créations innovantes qui seraient présentées par ses mannequins dans tous les «lieux d’être» parisiens.

1906

Madeleine VIONNET présente sa première collection chez Doucet : mannequins aux pieds nus, sans corsets, les lignes de ses vêtements soulignent les inflexions du corps, c’est un scandale pour l’époque. Aussi la silhouette des femmes s’amincit, les chapeaux sont de plus en plus grands.

Portrait DoucetJacques Doucet (1853-1929) fonde à Paris une des premières maisons de haute couture. Il est d’abord un couturier, installé rue de la Paix. L’un des plus connus dans le Paris de la Belle Epoque. Ce qui a fait sa fortune. Mais il est aussi un mécène et un grand amateur d’art qui a rassemblé de fabuleuses collections.

 

C’est à partir de 1906 que Mariano Fortuny, artiste d’origine espagnole installé à Venise, se tourne vers l’impression textile.

Très influencé par l’antiquité, il s’attache à Robe Delphosla souplesse du vêtement sans taille, en créant des pièces sobres et intemporelles, aux lignes droites, parfaitement adaptées aux formes du corps qu’elles révèlent. Ainsi, l’emblématique robe « Delphos », brevetée en 1909, qui tire son nom de l’Aurige de Delphes. Le succès de cette robe coupée dans une soie finement plissée, de taille unique, et dont le décolleté et les manches font l’objet de subtiles variantes ne se dément pas durant plus de quarante ans.

Photos du magasine d’époque « la mode illustrée » des années 1900.

Auteur : Fatima S.

Source : livre 100 ans de mode, Editions Atlas

Formation, Portait

Portrait de Malika ATBIR

Bonjour, voici deux semaines que j’effectue un nouveau stage d’une durée totale de 1 mois. J’ai choisi un atelier retouches confection, au 91 rue de Nancy à Champigneulles (54) chez Malika ATBIR, qui m’a été conseillé par plusieurs personnes. Et j’ai eu raison de leur faire confiance.

Je vous conte son histoire.

A l’âge de 5/6 ans, son père lui offre en cadeau une machine à coudre et une machine à tricoter en plastique. Son intérêt pour la couture à commencer à s’éveiller. Au fil des années, elle réalise des vêtements pour son entourage proche. A l’âge de 14 ans, elle habille les personnes de son quartier dans les Vosges. Sa technique s’affine. Elle passe ensuite des diplômes et des formations en lien avec la couture.

16830769_10210406542432968_5968459617941747889_nMalika ATBIR est installée à Champigneulles depuis 2002. Elle propose à la fois de la retouches ainsi que des confections sur mesure, à tout public. Elle réalise tout ce qui se coud : de la lingerie, des vêtements, chapeaux, casquettes, robes de mariée…

Sa technique c’est le moulage. Elle réalise un vêtement qu’elle aura imaginé directement sur le mannequin.

J’apprends tous les jours, en passant par les retouches de doublure de manteaux, les ourlets invisibles, les autres ourlets de rideaux, technique de moulage… Et surtout j’adore ça !

J’ai commencé le stage par la réalisation d’une doublure d’un manteau, quasiment tout à la main. Il m’a fallu 2/3 jours de travail. J’ai appris à créer un patron à l’aide d’anciens vêtements : d’une doublure de manteau, qui sert de base pour le nouveau. Le plus facile est de découdre chaque pièce pour ensuite les décalquer. La difficulté que j’ai eu, était de réaliser le patron sans découdre les pièces. Un bon exercice.

J’ai appris à retoucher un pantalon, lorsque le tissu baille au niveau fessier. (Ce qui m’arrive très régulièrement). Une des techniques consiste à découdre les jambes du pantalon, et de décaler la partie à enlever, coudre l’ensemble, et surjeter.

Une des technique pour l’ourlet invisible : peu importe la longueur à couper, la mesure est de 4 cm, on replie ensuite sur 0,5 cm pour ensuite réaliser son point. C’est un ourlet totalement invisible sur l’envers et l’endroit puisque la technique consiste à ne prendre qu’une seule fibre de la matière, en dessous et au dessus. La finition est juste parfaite, surtout pour les pantalons de costumes, tailleurs, vestes, manteaux…

J’ai également réalisé un chemisier long que j’achèverai lorsque j’aurai choisi les boutons.

Encore une belle expérience qui se poursuit, de belles rencontres, des nouvelles techniques d’apprentissage, en somme que du bonheur.

Récemment, une personne me disait que dans la vie il faut faire ce que l’on aime. La vie est merveilleuse, remplie de belles surprises. J’aime beaucoup la phrase de Paul Eluard  qui dit “dans la vie, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous”. Je vous laisse méditer la dessus.

Auteur : Fatima S.